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smiley : regular_smile Sommet des Amériques : la bonne distance ?

15 avril 2012

La belle ville coloniale de Carthagène des Indes (Colombie) a accueilli le sixième sommet des Amériques, le weekend du 14 et 15 avril. C’était le second rendez-vous de Barack Obama avec l’Amérique latine et les Caraïbes.

Deux sujets ont dominé les débats avant et pendant le sommet : l’échec de la politique contre les drogues et l’absence de Cuba. Six mois avant un scrutin présidentiel qui s’annonce difficile, Obama pouvait difficilement amorcer un tournant sur des questions aussi controversées auprès de l’électorat.

Le président des Etats-Unis, principal marché de la cocaïne et de la marihuana produites en Amérique latine, a néanmoins admis qu’une discussion sur la dépénalisation était légitime. Jusqu’à présent, l’idée était portée par une poignée d’anciens présidents. Désormais, elle est à l’ordre du jour de chefs d’Etat en exercice, directement touchés par le fléau du narcotrafic.

Sur la réintégration de Cuba dans le système interaméricain, Obama a rappelé qu’il avait multiplié les décisions favorables à l’égard des Cubains, sans recevoir de contrepartie de La Havane. En d’autres termes, l’immobilisme ne serait pas du côté de Washington, malgré la persistance de l’embargo.

Carthagène confirme la distance qui s’est creusée entre les Etats-Unis et l’Amérique latine et leur difficulté à redonner un nouveau souffle au système interaméricain. L’agenda d’un tel sommet n’est plus dicté à Washington, même si les Latinos ne sont pas soudés pour autant.

Le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes, les deux tiers des Etats de la région, sont encore structurellement dépendants des Etats-Unis.

L’Amérique du Sud, plus autonome, aux relations plus diversifiées, ne peut pas se permettre d’ignorer le marché américain, ni ses investisseurs, ni ses universités, comme vient de le souligner la présidente brésilienne Dilma Rousseff, lors de sa récente visite à Washington et Boston. Son discours à Harvard sur la nécessité de s‘inspirer de l’excellence de la recherche et de l’enseignement américains est significatif à ce sujet.

Toutefois, la diplomatie de Dilma est digne d’un ministère de l’économie. Brasilia hésite à remplacer le leadership défaillant des Etats-Unis dans la région et préfère se cantonner dans une politique de bon voisinage auprès de son environnement immédiat, en Amérique du Sud. Ou alors à faire de la figuration plus ou moins intelligente dans la cour des grands, avec ces fameux BRICS faits de bric et de broc.

L’influence déclinante du Venezuela, qui avait commencé avant le cancer de son président Hugo Chavez, favorise pourtant une politique intégrationniste rassemblant tous les pays, du Mexique à l’Argentine. Le déclin de l’idéologie est un bon point pour l’intégration latino-américaine, qui a trop souffert des excès rhétoriques et des envolées lyriques sans suite.

En tout cas, Carthagène a confirmé que la Colombie s’est repositionnée au centre du jeu diplomatique régional. Tandis que l’Argentine s’isole dans la gesticulation nationaliste, le président colombien Juan Manuel Santos poursuit une politique pragmatique, qui lui rapporte des dividendes aussi bien auprès des Colombiens qu’au-delà des frontières.

dimanche 15 avril à 15h04 par Acrerune dans Amérique Latine | # | 3 commentaires

smiley : regular_smile «La prohibition des drogues a échoué»

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Par Patrick Bèle Mis à jour | publié Réactions (7)
Juan Gabriel Tokatlian.
Juan Gabriel Tokatlian. C
INTERVIEW - Juan Gabriel Tokatlian est directeur du département de sciences politiques et des études internationales de l'université argentine Di Tella.

Le Figaro.- Comment le thème de la dépénalisation de la drogue s'est-il imposé au sommet de Carthagène?

Juan Gabriel Tokatlian. -Ce sujet a fait l'objet de nombreuses prises de position ces derniers mois de la part des autorités régionales. Juan Manuel Santos, qui est l'hôte du sommet ce week-end, a déclaré en novembre dernier auGuardian: «Une nouvelle approche doit être choisie pour en finir avec les profits générés par le trafic de drogue… Si cela veut dire légaliser et que le monde pense que c'est la solution, je suis d'accord.» Son objectif est d'ouvrir un débat à Carthagène pour dresser le bilan de quarante ans de lutte contre le trafic de drogue. Cette guerre a eu un impact très négatif sur les populations.

Le crime organisé n'a jamais été aussi puissant grâce à la prohibition. Pour un résultat nul: la consommation n'a fait que progresser pendant les dernières décennies. Le président guatémaltèque Otto Perez, élu sur une politique de droite de mano dura, a expliqué en février vouloir discuter de la légalisation des drogues. Il est frappant que ce soient les présidents de droite et de centre droit, traditionnels alliés de Washington, qui lui demandent des comptes et l'ouverture du débat sur la question.

Sont-ce des vraies propositions de débat ou une provocation pour obtenir plus de ressources de Washington?

Je ne crois pas qu'il s'agisse de simples provocations. Pour le président Santos comme pour le président mexicain, Felipe Calderon, la politique de prohibition a échoué et ce sont leurs populations qui en paient le prix le plus élevé. Le président Obama peine à trouver une réponse à cette problématique. En pleine campagne électorale, il ne peut prendre aucune initiative. Pourtant le constat est incontournable: la politique de prohibition des drogues a échoué. L'objectif de Juan Manuel Santos est d'ouvrir le débat. Washington n'a pour l'instant qu'une réponse défensive. Washington a dit être disposé à écouter ses homologues latinos, mais seulement pour réaffirmer que les politiques actuelles ont eu d'excellents résultats et qu'il est important de continuer. Cela ne va pas changer l'attitude des États-Unis, mais cela donnera à ce débat une visibilité qu'il n'avait jamais eue. Si Washington se contente de défendre les politiques actuelles, la déception sera grande dans les pays latino-américains. Le président Otto Perez fait de vraies propositions comme par exemple de faire payer aux pays destinataires une contribution équivalente au prix du marché de la drogue saisie dans les pays centre-américains, de créer un tribunal pénal d'Amérique centrale pour les délits liés au trafic de drogue ou de dépénaliser l'usage de certaines drogues, deux mesures qui permettraient de désengorger la justice et les prisons de ces pays qui croulent sous la multiplication des affaires liées à la drogue.

Pourquoi les régimes de gauche comme le Nicaragua ou le Salvador ne s'associent pas à ces demandes?

Le Nicaragua veut se différencier du Guatemala. C'est le pays le moins violent de la région et il veut conserver l'aide qu'il reçoit des États-Unis. Le pays de Daniel Ortega a perdu beaucoup d'aides internationales, particulièrement des pays nordiques après les dénonciations de corruption et d'autoritarisme. En ce qui concerne le Salvador, le président Funes veut conserver de bonnes relations avec les États-Unis. Le président Obama a visité trois pays seulement lors de son seul voyage en Amérique latine: le Brésil, le Chili et le Salvador.

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dimanche 15 avril à 06h15 par Acrerune dans Amérique Latine | # | 5 commentaires

smiley : regular_smile L'Amérique latine conteste Washington

Le Figaro.fr - Actualités

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Par Patrick Bèle Mis à jour | publié Réactions (10)
La lutte contre le narcotrafic au Mexique a fait 50.000 morts depuis 2006 alors que 90 % de la drogue consommée aux États-Unis transite par ce pays.
La lutte contre le narcotrafic au Mexique a fait 50.000 morts depuis 2006 alors que 90 % de la drogue consommée aux États-Unis transite par ce pays. Crédits photo : Julio Cesar Aguilar/AFP
 
À Carthagène, les chefs d'État latino-américains interpelleront Obama samedi sur la politique antidrogue des États-Unis et sur l'exclusion de Cuba des instances régionales.

Le sixième sommet des Amériques qui s'ouvre samedi à Carthagène en Colombie s'annonce délicat pour le président Obama, en campagne électorale pour sa réélection. Au programme de cette rencontre figurent deux sujets qui mettent Washington mal à l'aise: le trafic de drogue, avec ses conséquences sur la sécurité des pays d'Amérique centrale, et l'exclusion de Cuba des instances régionales. «Depuis l'abandon de la création d'une vaste zone de libre-échange continental à Mar del Plata en Argentine au quatrième sommet en 2005, Washington semble ne plus avoir le moindre projet pour la région», déplore Juan Gabriel Tokatlian, spécialiste argentin des relations internationales.

Lors du précédent sommet qui s'est tenu à Trinidad en 2009, Barack Obama, récemment élu, avait réussi à créer l'illusion que les États-Unis s'intéresseraient à nouveau à leurs voisins du Sud. «Nous sommes tous d'anciens colonisés», avait clamé le premier président noir des États-Unis sous les applaudissements. Hugo Chavez lui offrit le livre d'Eduardo Galeano, Les Veines ouvertes de l'Amérique latine. Mais le soufflé est vite retombé, d'abord avec la signature d'un accord sur l'utilisation de bases aériennes colombiennes par l'armée américaine qui a choqué tous les pays de la région. Ensuite avec le coup d'État au Honduras contre Manuel Zelaya qui a réveillé les soupçons d'interventionnisme de Washington.

Le trafic de drogues à destination des États-Unis a fait exploser les taux de criminalité ces dernières années en Amérique centrale faisant du Salvador, du Honduras et du Guatemala la zone la plus dangereuse du monde. San Pedro Sula, au Honduras, détient l'effrayant record mondial du nombre d'assassinats pour 100.000 habitants: 174 chaque année. La lutte contre le narcotrafic au Mexique a fait 50.000 morts depuis 2006 alors que 90% de la drogue consommée aux États-Unis transite par ce pays. Les bandes armées qui sévissent dans la région sont parfois nées aux États-Unis, comme les maras et utilisent des armes venant du Nord.

Un contexte défavorable

«Les camions entrent aux États-Unis pleins de cocaïne et ressortent avec des armes, déplore Georges Couffignal enseignant à l'Iheal (Institut des hautes études de l'Amérique latine). C'est une réalité qui a amené quelqu'un d'aussi prudent que le président mexicain, Felipe Calderon, à poser le problème de la légalisation de certaines drogues.» Juan Manuel Santos, son homologue colombien, lui a emboîté le pas en déclarant au Guardian en octobre dernier que «nous avons perdu nos meilleurs juges, nos meilleurs politiciens, nos meilleurs journalistes dans le combat contre les drogues». Pour lui, il est urgent de changer la stratégie de lutte contre le trafic de drogue car elle a totalement échoué, la production comme la consommation n'ayant jamais cessé d'augmenter depuis quarante ans.

«La proposition du président guatémaltèque, Otto Perez, de légaliser certaines drogues est tout sauf une provocation, estime Michael Shifter, président du think-tank Inter-American Dialogue. Si le président colombien Juan Manuel Santos et le président mexicain, Felipe Calderon, reçoivent des milliards de dollars d'aides de Washington, ils estiment que leurs sociétés civiles paient un prix démesuré à la lutte contre le trafic de drogue alors que c'est la demande nord-américaine qui stimule la production et le trafic».

Le contexte de ce sommet des Amériques est particulièrement défavorable pour le président américain. L'Amérique latine a montré qu'elle avait su se préserver des soubresauts des économies occidentales en développant ses relations avec l'Asie. La crise économique qui déstabilise aujourd'hui l'Europe et les États-Unis n'a eu que peu d'effets dans le sous-continent américain. Le Brésil, la nouvelle puissance régionale tant économique que diplomatique, a montré tout ce qu'il y avait à gagner à se départir de la tutelle nord-américaine.

L'agacement de Washington vis-à-vis de ce nouveau leadership brésilien était très visible lors de la visite de Dilma Rousseff, cette semaine, à Washington. Le président Obama n'a pas jugé bon d'organiser un dîner de gala en l'honneur de son homologue brésilienne comme il avait pu le faire récemment pour le premier ministre britannique, David Cameron. La visite du président iranien Ahmadinejad en Amérique latine et la proposition de médiation de Brasilia, en coopération avec la Turquie, sur la question du nucléaire iranien n'ont fait qu'attiser la méfiance que Washington exprime désormais vis-à-vis de ses voisins du Sud.

 


La Maison-Blanche ne veut toujours pas de Cuba

La scène aurait fait le bonheur des photographes mais elle n'aura pas lieu: Barack Obama ne rencontrera pas Raul Castro à Carthagène. Il ne rencontrera pas non plus le président équatorien, Rafael Correa, qui a décidé de boycotter tous les sommets des Amériques tant que Cuba en sera exclu. Correa avait essayé en février de mobiliser les pays de l'Alba, (qui réunit notamment le Venezuela, Cuba, le Nicaragua et la Bolivie) pour exiger la présence de l'île castriste au sommet. Il a essuyé un refus poli mais ferme de ses partenaires, particulièrement de Hugo Chavez peut-être plus préoccupé par son état de santé. Le président colombien s'est déplacé lui-même à La Havane pour prévenir Raul Castro qu'il lui était impossible de l'inviter au sommet car Washington s'y refuse. Raul Castro a reçu la nouvelle avec «compréhension et générosité», a expliqué le président colombien.

Tous les pays latino-américains demandent la réintégration dans les instances régionales de Cuba, qui fut exclu en 1961 de l'OEA (Organisation des États américains). Cette décision a été suspendue en juin 2009, mais pour une réintégration complète, Washington exige que Cuba respecte la charte des droits de l'homme de l'organisation signée, curieux hasard, le 11 septembre 2001. Ce sujet isole donc grandement les États-Unis sur le continent. Pour Michael Shifter cela s'explique par des «raisons de politique intérieure. À quelques mois de la présidentielle ou l'État de Floride joue un rôle crucial, le président Obama ne veut prendre aucun risque.»

Des gestes symboliques

Barack Obama a fait quelques gestes symboliques juste après le sommet de Trinidad comme lever les restrictions sur les transferts des résidents cubains aux États-Unis ou leurs déplacements dans l'île castriste. «Mais ce que veut l'ensemble des pays latino-américains, c'est une levée de l'embargo que tous considèrent comme un échec», rappelle Michael Shifter. Le président Santos a dit cette semaine que ce serait «le dernier sommet des Amériques sans Cuba». C'est une petite révolution.

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dimanche 15 avril à 06h11 par Acrerune dans Amérique Latine | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile En Amérique latine, il y a déjà trop de lois sévères qui entravent les droits des femmes en matière de contraception


 Le Honduras pourrait adopter dans quelques jours une loi extrémiste qui prévoit d'emprisonner les adolescentes qui ont pris la pilule du lendemain, y compris les victimes de viol. (.../...)
Certains membres du Congrès reconnaissent que cette loi -- qui prévoit aussi d'emprisonner les médecins et toute personne qui procure la pilule -- est excessive, mais ils subissent les pressions du puissant lobby religieux qui prétend à tort que prendre la pilule du lendemain est un avortement. Seul le chef du Congrès, candidat à la présidence du pays et qui se soucie de sa réputation à l'étranger, peut empêcher cela. (.../...)


Quelques pays, dont le Honduras, ont interdit la pilule contraceptive d'urgence qui retarde l'ovulation et empêche une grossesse -- comme un contraceptif ordinaire. Mais si cette proposition de loi est adoptée, le Honduras sera le seul Etat au monde à punir la prise et la vente de contraceptifs d'urgence d'une peine de prison. Toute personne -- adolescentes, victimes de viols, médecins -- reconnue coupable d'avoir vendu ou pris la pilule du lendemain pourrait finir derrière les barreaux, alors qu'une telle sanction est prohibée par les directives de l'Organisation Mondiale de la Santé. (.../...)

En Amérique latine, il y a déjà trop de lois sévères qui entravent les droits des femmes en matière de reproduction. Le Congrès hondurien avait déjà adopté cette mesure draconienne en avril 2009, mais à peine un mois plus tard le président d'alors, José Manuel Zelaya, avait cédé à la pression des militants et mis son veto. Après avoir renversé Zelaya du pouvoir, le nouveau régime a voulu en découdre avec les procédures judiciaires du pays et imposé le retour du projet de loi devant le Congrès. (.../...)


La contraception d'urgence est partout vitale pour les femmes, a fortiori dans les régions du monde où les violences sexuelles contre les femmes sont endémiques, où il y a des taux élevés de grossesses non-désirées et un accès limité aux contraceptifs. (.../...)

source: Avaaz

ici ou sur Facebook ou Twitter.

 

 

Plus d'informations:

Honduras: "Ni Coup D’Etat, Ni Coups Aux Femmes" (AWID):
http://awid.org/fre/A-Propos-de-l-AWID/Qui-sommes-nous

La Cour suprême du Honduras confirme l'interdiction absolue de la contraception d'urgence (ReproRights - en anglais):
http://reproductiverights.org/en/press-room/honduras-supreme-court-upholds-absolute-ban-on-emergency-contraception-opens-door-to-crim

Honduras: interdiction généralisée de la contraception d'urgence (RH Reality Check - en anglais):
http://www.rhrealitycheck.org/article/2012/02/14/honduran-supreme-court-upholds-complete-ban-on-emergency-contraception-0

Le statut juridique de la contraception d'urgence en Amérique latine (Hevia M. - en anglais):
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22088410

L'interdiction de la contraception d'urgence au Honduras est inadmissible (WLW - en anglais):
http://www.womenslinkworldwide.org/wlw/new.php?modo=detalle_prensa&dc=163&lang=en

La contraception d'urgence sur le continent américain (Pan American Health Organization - en anglais):
www.paho.org/english/ad/ge/emergencycontraception.PDF

pétition:
http://www.avaaz.org/fr/no_prison_for_contraception_fr/?vl

 

 

 


Djam, pour Fleurdatlas empêchée de poster

(je n'avais pas mis de titre, je suis revenu le faire, je n'ai pas encore trop l'habitude!)

vendredi 13 avril à 20h06 par fleurdatlas dans Honduras | # | commenter

smiley : regular_smile Le pétrolier Repsol YPF subit la pression du gouvernement argentin


La présidente Cristina Kirchner est partie en guerre contre la compagnie pétrolière YPF, dont l’espagnol Repsol est le principal actionnaire. Elle juge insuffisants les investissements du groupe hispano-argentin.

Repsol YPF est le leader sur le marché argentin des combustibles, contrôlant 52 % des capacités de raffinage du pays et disposant d’un réseau de 1 600 stations-service. La compagnie affirme avoir investi plus de 3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) en Argentine en 2011, soit 50 % de plus qu’en 2010.

 

source

 

L'action Repsol YPF dévisse à Buenos Aires, sur fonds de tensions avec le gouvernement

Buenos Aires - L'action de la compagnie pétrolière hispano-argentine Repsol YPF a chuté de 15,8% mardi à la Bourse de Buenos Aires, alors que l'entreprise vient de perdre une 12e concession argentine sur fond de conflit avec le gouvernement et de rumeurs de nationalisation.

Une heure avant la clôture, le titre affichait même une baisse de 17,5%.

Lundi, qui était férié en Argentine, les titres de YPF, la filiale argentine de Repsol YPF, avaient déjà subi une chute de 15,5% à New York. Cette baisse a été limitée à 3,58% mardi sur la place new-yorkaise.

Dans le même temps, une douzième concession pétrolière avait été retirée à Repsol YPF dans la région de Chubut (sud de l'Argentine), dans le cadre de mesures de rétorsion prises alors que le gouvernement juge insuffisants les investissements du groupe pétrolier dans le pays.

Des mesures similaires avaient déjà été prises par les provinces de Salta, Mendoza, Santa Cruz, Neuquen et Rio Negro. D'autres provinces ont décidé de procéder à un réexamen des concessions attribuées dans le passé.

Le gouvernement argentin de Cristina Kirchner fait pression sur les compagnies pétrolières pour qu'elles augmentent leur production nationale, la facture pétrolière du pays ayant bondi l'an dernier de 110%, pour atteindre 9,4 milliards de dollars.

La presse locale affirme que Mme Kirchner prépare un projet de loi visant à nationaliser, au moins partiellement, sa filiale YPF.

De son côté, Repsol YPF rejette les accusations des provinces et du gouvernement fédéral, et a annoncé qu'elle prendra les mesures légales opportunes pour garantir la défense de ses droits.

La loi argentine autorise l'Etat à revoir les permis d'exploitation et à réduire les aires concédées aux groupes pétroliers, selon certains critères.

Repsol YPF est le leader sur le marché des combustibles en Argentine. Sa filiale argentine YPF, privatisée dans les années 1990, contrôle 52% des capacités de raffinage du pays et dispose d'un réseau de 1.600 stations-service.

REPSOL-YPF


(©AFP / 03 avril 2012 22h49)

 

source

 

jeudi 12 avril à 23h21 par fleurdatlas dans Argentine | # | commenter

smiley : regular_smile France 24: Un diplomate costaricain retenu en otage au Venezuela

 DERNIÈRE MODIFICATION : 10/04/2012 

COSTA RICA - VENEZUELA

L'attaché commercial de l'ambassade costaricaine a été kidnappé dimanche soir par des ravisseurs qui réclament une rançon pour sa libération. Un événement qui, à six mois de la présidentielle, relance le débat sur l'insécurité dans le pays.


Un diplomate costaricain retenu en otage au Venezuela


Par Dépêche (texte)
 

REUTERS - Un diplomate costaricain a été enlevé au Venezuela et ses ravisseurs ont réclamé une rançon, ont fait savoir lundi les autorités.

Guillermo Cholele, attaché commercial de l'ambassade, a été kidnappé dimanche soir alors qu'il regagnait son domicile de la Urbina, quartier de l'est de Caracas.

"Quelqu'un a téléphoné chez lui pour demander une rançon et a ajouté qu'il était en bonne santé", peut-on lire dans un communiqué du ministère costaricain des Affaires étrangères.

La communauté diplomatique avait déjà été visée à plusieurs reprises au Venezuela, où l'insécurité sera l'un des principaux thèmes de l'élection présidentielle du 7 octobre.

L'ambassadeur mexicain et sa femme ont été brièvement retenus en otages en janvier et le consul du Chili à Caracas avait connu le même sort en novembre. 
 

 

 

mercredi 11 avril à 18h08 par Acrerune dans Venezuela | # | commenter

smiley : regular_smile Twitter à la rescousse de l'orthographe / Mexique

06.04.2012 | Courrier international

La branche latino-américaine de l'éditeur Larousse a lancé un compte Twitter destiné à résoudre en ligne les problèmes concernant la langue espagnole, rapporte l'hebdomadaire Eme Equis. Ce service interactif et personnalisé doit aider les utilisateurs à "améliorer leur langage" grâce à une équipe de spécialistes "connectée en permanence". On y apprend par exemple que pashmina (qui ne figure pas dans les dictionnaires) est un mot d'origine perse qui désigne une toile de laine, que le mot du jour (vendredi 6 avril) est "crucifier", du latin crucificare : clouer un condamné sur une croix pour le torturer ou l'exécuter".

 

Logo Courrier International

lundi 09 avril à 17h42 par Acrerune dans Mexique | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile Le président du Guatemala veut légaliser toutes les drogues

Le Monde.fr avec AFP

| • Mis à jour le

 

Le président du Guatemala, Otto Perez, a lancé samedi 7 avril dans le quotidien britannique The Guardian un appel à la dépénalisation des drogues comme "alternative" pour lutter contre la violence qui déferle sur l'Amérique centrale. Partant du constat que "la consommation et la production de drogue sont toujours plus importantes" malgré des années de lutte gouvernementale, Otto Perez en appelle à "abandonner toute position idéologique - que ce soit celle de la prohibition ou de la libéralisation - et lancer un vaste dialogue international basé sur une approche pragmatique : la régulation du marché de la drogue."

L'ancien général, élu au début de l'année, affirme en effet qu'il est aujourd'hui "impossible de mettre fin au marché de la drogue, mais qu'il est certainement possible de le réguler, comme nous avons pu le faire pour l'alcool ou le tabac".

Prolongeant la comparaison, Otto Perez souligne que "le fait que les drogues sont mauvaises pour la santé n'est pas une raison suffisante pour les interdire", dans la mesure où "tout le monde sait que l'alcoolisme ou le tabagisme font plusieurs milliers de morts chaque année dans le monde", et que "personne n'a jamais proposé d'interdire les plantations de sucre de canne, de pommes de terre ou d'orge, même si elles servent à la production de rhum, de vodka et de bière."

"LÉGALISATION NE SIGNIFIERAIT PAS LIBÉRALISATION"

La proposition du président guatémaltèque, dont le pays est particulièrement touché par la violence liée au trafic de drogue, propose donc que "la consommation, la production et le trafic de drogue fassent l'objet de mesures internationales de régulation, ce qui signifie que la consommation et la production devraient être légalisés mais dans un certain cadre et sous certaines conditions". "Dans ce cas, légalisation ne signifierait pas libéralisation sans aucun contrôle" résume Otto Perez.

Otto Perez avait déjà rouvert ce débat mi-février, relayant les conclusions d'un rapport rendu public à l'été 2011, dans lequel de nombreuses personnalités (intellectuels, anciens présidents latino-américains, diplomates, etc.) affirmaient que "la lutte mondiale contre les drogues a échoué" et suggéraient de "mettre fin à la criminalisation" des consommateurs.

LA VIOLENCE ATTEINT "DES NIVEAUX ALARMANTS"

Selon Washington, 90 % de la drogue (cocaïne et marijuana principalement) à destination des Etats-Unis transite par l'Amérique centrale, par voie terrestre ou maritime. Un constat partagé par l'Office international de contrôle des stupéfiants (OICS), une agence onusienne ayant présenté son rapport annuel fin février à Vienne.

D'après l'organisation internationale, la violence atteint "des niveaux alarmants et sans précédent, aggravant ainsi la sécurité et faisant de la sous-région une des zones les plus violentes au monde". Les chiffres sont particulièrement éloquents dans la zone dite du "Triangle du nord", comprenant le Honduras (82 homicides pour 100 000 habitants en 2011, record mondial), le Salvador (65) et le Guatemala (40), selon l'ONU.

Si la proposition d'Otto Pérez a suscité un rejet immédiat des grandes puissances - Etats-Unis en tête, suivis par la Russie et la Grande-Bretagne - le Guatemala espère établir une proposition de dialogue commune avant le sommet de l'Organisation des Etats américains (OEA), les 14 et 15 avril à Carthagène, en Colombie. Otto Perez affirme que les présidents de la Colombie et du Costa Rica se sont montrés intéressés par la proposition.

 

dimanche 08 avril à 20h51 par Acrerune dans Guatemala | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile Depuis Cerro Paranal dans le désert chilien, sur le site du télescope géant


 

Atacama Starry Nights: Episode I from Babak Tafreshi on Vimeo.

 

Similaire aux expériences que l'on peut vivre dans le Sahara algérien (nuits totalement noires puisque absence de lumières de cités ou sites industriels), les expériences vécues grâce au télescope géant (VLT) de Cerro Paranal dans le désert chilien de l'Atacama, composé de 4 télescopes de 8m.

Un petit plus pour ce site exceptionnel chilien: la transparence totale de son ciel et des conditions atmosphériques idéales pour observer les plus infimes détails collationnés par ce télescope géant.

Pris en timelapse, ces reportages photo sont rassemblés en vidéos

autres détails en langue anglaise ici: http://vimeo.com/36957362

deux autres vidéos montées avec des images prises sur le site de Cerro Paranal:

http://vimeo.com/36154212

http://vimeo.com/35466203

 

l'auteur des  vidéos : http://vimeo.com/btafreshi

dimanche 01 avril à 02h00 par fleurdatlas dans Chili | # | 1 commentaire
Précédent : Tragédie ferroviaire à Buenos Aires (gare de Once, ligne Sarmiento)
 
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