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smiley : regular_smile Des expériences scientifiques américaines ont contaminé en 1940 plus de 5000 personnes au Guatemala


 

 trouvé sur wikistrike

 

Au moins 83 personnes ont été tuées et environ 5000 ont été infectés alors qu’ils étaient soumis à des expériences médicales par des chercheurs américains dans la prison et un hôpital psychiatrique au Guatemala dans les années 1940, a révélé lundi un rapport d’un comité de la Maison Blanche .

La Commission présidentielle américaine (Etats-Unis) qui enquête sur les faits à la demande du président de ce pays, Barack Obama, a déclaré que des centaines de cas impliquant l’inoculation de maladies vénériennes, mais que les gens savaient à quoi ils étaient soumis.

«Seuls 700 ont reçu une certaine forme de traitement (…) Nous pensons qu’il y a eu 83 décès », a déclaré un membre de la commission, Stephen Hauser au cours d’une réunion pour présenter les conclusions préliminaires de l’enquête.

Des expériences médicales qui ont été menées dans des populations vulnérables comme les malades psychiatriques, les travailleurs du sexe et les prisonniers, ont été un «épisode clairement immoraux de l’injustice historique», a déclaré Amy Gutmann, responsable de la commission, qui a étudié pendant neuf mois les événements de plus de 60 ans.

La commission a été formée par Obama en Novembre dernier, la recherche a été menée par un groupe de médecins américains, et réalisée avec un financement des Instituts nationaux officiels de la Santé (NIH, pour son sigle en anglais).

Alvaro Colom, président du Guatemala, décrit les incidents de crimes contre l’humanité et a ordonné à son gouvernement de lancer sa propre enquête sur ce qui s’est passé.

En outre, le gouvernement guatémaltèque a déclaré qu’il examinerait l’affaire devant un tribunal international. Les victimes de l’étude poursuivent le gouvernement américain.

L’année dernière, les Etats-Unis se sont seulement limité à « s’excuser » pour l’expérience, qui aurait été conçu pour tester la structure chimique de pénicilline qui a été découverte par Dorothy Crowfoot Hodgkin en 1942 et 1945.

En plus de cette étude, les États-Unis sont accusés d’avoir mis au point dans les dernières décennies de plus de 40 études qui comprenaient la diffusion inappropriée et inutile de maladies, dans le cadre d’une expérience locale dans laquelle près d’une centaine d’enfants orphelins ont étés infectés par le paludisme.

 

Source :

 

Experimentos de EE.UU. en 1940 mataron a 83 personas e infectaron a 5 mil 500 en Guatemala

Al menos 83 personas murieron y cerca de cinco mil 500 resultaron infectadas cuando fueron sometidas a experimentos médicos por científicos estadounidenses en una prisión y en un hospital siquiátrico en Guatemala en la década de 1940, reveló este lunes un informe de una comisión de la Casa Blanca.

La comisión presidencial de Estados Unidos (EE.UU.) que investiga los hechos a solicitud del mandatario de ese país, Barack Obama, señaló que cientos de esos casos incluyeron inoculación de enfermedades venéreas sin que las personas supieran a qué eran sometidas.

“Sólo 700 recibieron alguna forma de tratamiento (…) Creemos que hubo 83 muertes", dijo uno de los miembros de la comisión, Stephen Hauser durante una reunión para presentar las conclusiones preliminares de la investigación.

Los experimentos médicos, que fueron realizados en poblaciones vulnerables, como enfermos psiquiátricos, trabajadoras sexuales y presos, fueron un "episodio claramente inmoral de injusticia histórica", afirmó Amy Gutmann, jefa de la comisión, que desde hace nueve meses estudia los hechos ocurridos hace más de 60 años.

La comisión fue conformada por Obama en noviembre pasado, un mes después de que salieran a la luz estas investigaciones de un grupo de médicos estadounidenses, realizadas con financiamiento de los oficiales Institutos Nacionales de Salud (NIH, por su sigla en inglés).

Los hechos fueron calificados de crímenes de lesa humanidad por el presidente de Guatemala, Álvaro Colom, quien ordenó a su gobierno iniciar su propia investigación sobre lo ocurrido, que aún no ha concluido.

Asimismo, el Gobierno guatemalteco dijo que consideraría llevar el caso a una corte internacional. Las víctimas del estudio están demandando al Gobierno estadounidense.

El año pasado, Estados Unidos sólo se limitó a ofrecer “disculpas” por el experimento, que estaba supuestamente destinado a probar la penicilina, cuya estructura química fue descubierta por Dorothy Crowfoot Hodgkin entre 1942 y 1945.

Además de este estudio, a EE.UU. se le acusa de haber desarrollado en las últimas décadas más de 40 estudios que incluían contagio inadecuado e innecesario de enfermedades, entre las que se incluye un experimento local en el que se infectó a casi un centenar niños de orfanatos con malaria para “investigar” la cura de la afección.

 

Source : teleSURtv.net

 

lundi 12 décembre à 12h29 par fleurdatlas dans Guatemala | # | 2 commentaires

smiley : regular_smile La situation du journalisme au Honduras

De Tania Aguilar. Traduction Ac.

 
Le Honduras est un pays où la profession de journaliste est très controversée. Percevant de très faibles salaires (la plupart ne gagnent pas plus de $ 700 mensuel), les journalistes du pays arrondissent leur fin de mois avec des activités moins transparentes, ce qui conforte l’idée qu’au Honduras la subornation et la corruption sont monnaie courante entre les communicateurs.

     De plus, les médias ont toujours appartenu à des groupes d'entrepreneurs qui sont liées à la politique du pays. De ce fait, la censure existe et le traitement de l'information est orienté. Les médias défendent les intérêts de leurs propriétaires et soutiennent les profils politiques qui leur conviennent. Cette situation a conduit les derniers gouvernements à posséder leurs propres journaux et chaîne de télévision, dans le but de faire connaitre de manière directe les efforts de chaque ministère en faveur de la population, ce qui a finalement provoqué un malaise chez certains hommes d'affaires, qui ont poursuivi l'Etat afin de récupérer ces espaces médiatiques au profit des entreprises privées.

 Les diverses situations que connait actuellement le pays, font du journalisme une profession dangereuse : les activités liées au vandalisme, à la lutte contre les « maras » ou contre le trafic de stupéfiants, aux problèmes avec les grands propriétaires fonciers et à l’exploitation des ressources naturelles dans des zones désormais dévastées, bien qu’elles aient été déclarées patrimoine mondial, sont quelques uns des sujets polémiques, et risqués, que traitent les informateurs.

     En outre, en 2009, après le coup d'état, les journalistes ont fait face à une situation nouvelle: la possibilité qu'ils puissent être tués ou agressés en raison de la couverture politique de cet évènement, qui a créé un fracture énorme entre ceux qui soutiennent le coup d'état contre le président de l'époque Manuel Zelaya Rosales, et ceux qui sont contre le coup, qu'ils soient d'accord ou non avec les orientations de la politique du président Zelaya. De nombreux actes ont, depuis, bafoué la liberté d'expression, d'un côté comme de l'autre, mais essentiellement contre les sociétés de radio et de télévision qui ont soutenu le président Zelaya et sa "résistance", ou qui se sont prononcés contre le coup d'état. Ces sociétés affirment que des militaires et des policiers armés sont venus fermer leurs locaux, détruisant ou emportant du matériel précieux de ces entreprises, non sans violence et menaces de mort. Plusieurs plaintes pour violation de liberté de la presse ont été présentées durant la période de gouvernement de l'actuel Président du Honduras, Porfirio Lobo Sosa.

     De 2010 à ce jour, 12 journalistes ont été tués violemment, mais dans aucun de ces cas, il n'a été possible de clarifier les raisons de ces crimes, qui restent impunis. Cette indifférence a indigné la profession entière des journalistes tant localement qu'internationalement. Une véritable enquête est exigée pour faire la lumière sur ces événements. En dépit de l'impuissance du gouvernement actuel à trouver les responsables de ces meurtres, le président Lobo Sosa maintient dans ses discours que l'enquête sur ces décès est une priorité.

     À l'heure actuelle, ce pays d'Amérique Centrale est considéré comme l'un des plus dangereux d'Amérique Latine pour exercer le métier de journaliste en Amérique latine qui est considérée à son tour comme la région la plus dangereuse du monde pour cette profession.

samedi 21 mai à 01h53 par Acrerune dans Honduras | # | commenter

smiley : regular_smile Crise (de l'aide) humanitaire en Haïti


 

Si nous continuons à agir comme nous le faisons, non seulement nous ne réglerons jamais la crise humanitaire et intérieure en Haïti, mais nous allons nous empêtrer davantage dans une crise d’urgence permanente

À retenir

    «Chyen gen kat pat men li pap ka fè kat chemen.» (Le chien a quatre pattes, mais il ne peut aller par quatre chemins)

Nous éprouvons tous une sympathie sans fin pour nos frères et sœurs de la communauté haïtienne qui ont perdu des êtres chers lors du «Goudou Goudou» (tremblement de terre) du 12 janvier 2010. Comme si cela n'était pas assez, une épidémie de choléra, l'ouragan Tomas qui a frappé de plein fouet l'île d'Hispaniola et des élections entachées d'irrégularité et de tentatives de fraude sont venus couronner le tout.

Les résultats, nous les connaissons tous: plus de 230 000 décès, des millions de sans-abri, des conditions de vie exécrables, voire inhumaines, et une instabilité politique majeure. Les camps de réfugiés ou de déplacés qui sont devenus, pour plusieurs, des camps d'oubliés. La Perle des Antilles perd encore de son lustre.

Il faut saluer avant tout ces hommes et ces femmes qui ont fait un travail colossal pour mettre en place des mesures d'urgence et ponctuelles exceptionnelles afin de parer à l'essentiel à la suite du séisme. Nous devons les féliciter, ils ont sauvé des milliers de vies et protégé la population haïtienne autant que faire se peut. Ils le font encore d'ailleurs.

Guigne perpétuelle

Ayiti Cheri. On a le pressentiment que ton peuple, qui a trop longtemps souffert, est frappé d'une guigne perpétuelle; que nous sommes témoins de la version haïtienne du Rocher de Sisyphe de la mythologie grecque. Que tu es condamné toi aussi à faire rouler une énorme pierre jusqu'au sommet du morne, qu'elle redescend toujours et que tu dois la remonter indéfiniment... Cette image nous frappe et reflète malheureusement ce que bien des gens pensent à tort ou à raison de ton pays... Un éternel recommencement.

Un an plus tard, l'heure n'est plus au bilan (beaucoup le font déjà de toute façon), mais à la transition. Plusieurs acteurs (non gouvernementaux, gouvernementaux ou autres) nous feront part de leur constat sur la Perle des Antilles. Tous arriveront avec leurs justifications, leurs solutions, qui parfois, soyons honnête, relèveront plus de la pensée magique, d'une technocratie cynique ou pis encore refléteront une idéologie ethnocentrique qui relèvera plus de l'intérêt que de l'altruisme.

Leadership

Soyons clair! L'heure est toujours à la résilience et non à la résignation. Elle n'est pas, et encore moins, au cynisme et au fatalisme. Un coup de barre s'impose cependant. La communauté internationale, le Canada en tête, doit revoir son approche en profondeur et assumer la place de leadership qui lui revient compte tenu de sa relation privilégiée avec le peuple haïtien. Non seulement en avons-nous la capacité, mais le simple fait que nous n'ayons aucun contentieux historique avec Port-au-Prince nous permet de jouer un rôle plus déterminant pour la création d'un État qui n'existe pas ou peu présentement tout en nous assurant d'accompagner le peuple et de l'inclure véritablement dans le processus décisionnel.

Présentement, malheureusement, la communauté internationale a mis en place des solutions parallèles, comme la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) qui a exclu totalement le peuple et fait fausse route.

La réalité du terrain présentement me laisse très perplexe, voire incrédule. Nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il faut du temps pour «bâtir» Haïti — j'ai moi-même parlé d'une génération —, mais la situation actuelle me prouve qu'il est temps de réévaluer notre approche. Si nous continuons à agir comme nous le faisons, non seulement nous ne réglerons jamais la crise humanitaire et intérieure en Haïti, mais nous allons nous empêtrer davantage dans une crise d'urgence permanente et nous serons ainsi à la merci du «rocher de Sisyphe».


Airs de tutelle

Nous devons nous assurer que nous accompagnons le peuple dans sa quête d'autonomie plutôt que de le rendre dépendant des mesures d'urgence continue. De plus, depuis la crise du choléra, le lien de confiance s'est fragilisé entre la MINUSTAH (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) et la population haïtienne. La tentative de fraude des dernières élections présidentielles et législatives nous rappelle que l'instabilité politique constante en Haïti peut justifier un accompagnement et un encadrement même si cela donne trop souvent des airs de tutelle.

Peut-être que la seule façon de trancher ce noeud gordien serait de se demander une fois pour toutes si Haïti ne devrait pas faire l'objet d'un vrai protectorat temporaire incluant un échéancier précis et un plan national avec la société civile et les représentants du peuple haïtien? Le débat doit se faire.

Le dilemme, et il est de taille, c'est que la communauté internationale fait partie et de la solution et du problème. Nous avons le devoir d'intervenir et de protéger. Nous ne pouvons laisser pour compte ce peuple qui est trop souvent pris en otage par les événements, la lutte des classes, la division ethnique ou les acteurs quels qu'ils soient. Secundo, si nous voulons responsabiliser Haïti et son peuple, comment justifier une telle approche de mise en tutelle formelle?

Le poids de sa destinée

En lisant Le Mythe de Sisyphe, où Albert Camus tente d'expliquer ce qui motive l'homme en parlant de révolte et d'absurde (qu'il associe à la lucidité), une phrase m'a frappé: «Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.»

Les solutions et les réponses doivent venir d'Haïti. On ne peut pas et on ne doit pas décharger Haïti du poids de sa propre destinée. Le rôle de la communauté internationale et du Canada est de soutenir et d'accompagner les Haïtiens dans la recherche et l'application de ses solutions. Sinon, Haïti deviendra le théâtre définitif de l'industrie de l'aide internationale dont les effets seront sûrement pernicieux à long terme.

Dans une telle perspective, le dénouement de la crise électorale est d'une importance capitale pour l'avenir d'Haïti. L'OEA (Organisation des États américains) doit donner sa réponse incessamment quant à la révision des résultats du premier tour des présidentielles et l'actuel président se doit de terminer son mandat en début février. Les autorités haïtiennes doivent s'assurer que les résultats annoncés pour un éventuel deuxième tour reflètent bien la voix du peuple.

Les Haïtiens doivent trouver une solution vers le haut pour dénouer cette crise et démontrer à la communauté internationale qu'ils souhaitent s'en sortir dans la dignité. Car si les Haïtiens sont incapables de ramener la stabilité politique et d'assurer une transition vitale et incontournable pour un nouveau gouvernement haïtien, ce sera le signal qu'ils veulent s'en remettre aux autres pour régler leur problème, et je leur prédis alors de bien tristes années encore.

Les solutions aux problèmes haïtiens ne seront pas simples, car la réalité de ce pays est d'une grande complexité notamment en raison de son histoire. Mais comme dit le proverbe créole, «chyen gen kat pat men li pap ka fè kat chemen» (le chien a quatre pattes, mais il ne peut aller par quatre chemins). Les Haïtiens, particulièrement son élite, doivent faire des choix et ils n'ont plus le loisir de se tromper de chemin. Ils doivent choisir leur chemin ensemble et rester solidaires une fois que ce sera fait. Il faut que les Haïtiennes et les Haïtiens cessent de parler d'Ayiti Cheri et qu'ils lui prouvent une fois pour tout leur amour!

***

Denis Coderre - Député de Bourassa, ancien ministre de l'Immigration et de la Citoyenneté, ancien ministre de la Francophonie et conseiller spécial pour Haïti sous Paul Martin

 

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mercredi 09 mars à 21h16 par fleurdatlas dans Haiti | # | 6 commentaires

smiley : regular_smile Les revers de l'aide humanitaire en Haïti


 Haïti: Rien ne laisserait penser qu'Haïti puisse servir de toile de fond au plus récent revers du système d'aide humanitaire. De superficie restreinte et facilement accessible, le pays bénéficie néanmoins, depuis le séisme du mois de janvier, d'un des déploiements d'aide humanitaire internationale les plus importants et les mieux financés au monde. On estime à 12 000 le nombre d'organisations non gouvernementales présentes sur le terrain.

Alors, comment expliquer qu'au moins 2500 personnes sont décédées des suites du choléra, une maladie aussi facile à prévenir et à guérir?

Propagation rapide

Je suis arrivé à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, à la fin du mois de novembre et j'y ai trouvé mes collègues de Médecins sans frontières (MSF) submergés, après avoir traité déjà plus de 75 000 cas de choléra. Aidés de médecins cubains, nous faisions de notre mieux pour soigner chaque jour des centaines de patients, mais rares étaient les autres organismes à avoir mis en place des mesures de contrôle de l'épidémie, telles que des distributions d'eau chlorée et la gestion des déchets. À cause du manque de mesures prises pour améliorer l'assainissement, le choléra s'est propagé d'un bout à l'autre du pays avec une rapidité vertigineuse, et ce, en l'espace de dix mois après le séisme du 12 janvier.

Dix jours après l'apparition de la maladie à Port-au-Prince, nos équipes ont découvert que les habitants du bidonville de Cité Soleil étaient privés d'eau potable chlorée, alors que des fonds destinés à garantir l'accès à l'eau potable avaient été octroyés aux organismes de secours par le secteur onusien chargé de l'eau et de l'assainissement. Nous avons commencé à chlorer l'eau nous-mêmes. Cependant, seul un site de traitement des déchets est en service à Port-au-Prince pour une population de 3,5 millions d'habitants.

D'un côté, les Haïtiens étaient inondés de messages-textes leur recommandant de se laver les mains avant de manger, tandis que, de l'autre, ils n'avaient pas d'autre choix que de laver leurs enfants dans les eaux usées, dans une large mesure non traitées. Selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, 12 % seulement des 9,8 millions d'habitants que compte Haïti avaient accès à de l'eau du robinet traitée avant le séisme.

Absence de transparence

Les centaines d'épidémies de choléra qui ont sévi aux quatre coins du monde dans le passé ont conduit à l'élaboration d'une stratégie de contrôle des épidémies. Pourtant, la population haïtienne fait face à de graves défaillances dans l'application des mesures de contrôle, pourtant bien rodées, si bien que l'épidémie s'étend à présent à tout le pays et a déjà fait plus de 100 000 malades et au moins 2000 morts.

Malgré cette flambée massive de choléra, on ignore encore les résultats des enquêtes menées pour déterminer l'origine de l'épidémie, même si cette information est capitale pour prédire le comportement de l'épidémie. Plusieurs hypothèses, allant de la contamination de la rivière Artibonite par les Casques bleus de l'ONU aux changements climatiques, en passant par la sorcellerie vaudoue, sont envisagées pour expliquer l'origine de l'épidémie. En l'absence de transparence, la peur et la suspicion ont engendré la violence. La population redouble d'inquiétude face aux prédictions catastrophiques de propagation de l'épidémie annoncées par l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), un organisme connexe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

À aucun moment, le profil épidémique réalisé par l'OPS n'a abouti à un déploiement efficace de l'aide humanitaire, au contraire. Tandis qu'une aide substantielle est concentrée à Port-au-Prince, les zones rurales, où le choléra fait des ravages et qui disposent d'un personnel soignant peu expérimenté, ne reçoivent qu'un soutien dérisoire. Les équipes de MSF ont découvert des dispensaires connaissant une pénurie de fournitures médicales vitales, comme des solutions de réhydratation orale, ou encore des cliniques tout simplement fermées.

Réponse inadéquate

C'est dans ce climat particulier que de nombreux organismes non gouvernementaux ont lancé des appels de fonds, alors même que leurs coffres étaient encore pleins depuis la survenue du séisme. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (BCAH) a affirmé à plusieurs reprises que l'insuffisance de la mobilisation de fonds sur l'appel de 174 millions de dollars pour le choléra, principalement destiné à des organismes privés, fait obstacle à la réponse, alors même qu'Haïti fait l'objet d'un appel de fonds record lancé par l'ONU pour l'année 2010. Avec près d'un million d'Haïtiens sans abri en plein coeur d'une importante crise de santé publique, l'argumentaire selon lequel les fonds existants demeurent bloqués pour la réalisation de programmes à long terme perd toute crédibilité.

La réponse inadéquate apportée à la lutte contre le choléra en Haïti, qui survient dans la foulée d'une action humanitaire lente et très politisée au Pakistan alors en proie à des inondations, dresse un réquisitoire accablant contre le système international de l'aide humanitaire, dont les rouages ont été minutieusement huilés au cours des 15 dernières années.

Dysfonctionnement évident

Dans les années 1990, l'ONU a mis en place un dispositif institutionnel important chargé de fournir une aide humanitaire. Pour ce faire, elle a créé en 1992 le Département des affaires humanitaires, rebaptisé Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU par la suite, tout cela en donnant l'illusion de créer un système d'aide centralisé ou efficace. En 2005, à la suite du tsunami en Asie, le département a subi un autre remaniement avec la création du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF), un mécanisme de financement d'urgence rapide, et l'instauration du système à responsabilité sectorielle pour améliorer les efforts d'aide humanitaire.

Aujourd'hui, le paysage de l'aide humanitaire est divisé en secteurs consacrés à des domaines différents, comme ceux de la santé, du logement, de l'eau et de l'assainissement, qui, sous une même bannière, tentent d'une manière peu réaliste d'apporter de l'aide aux organisations humanitaires, sans considération de leur taille ou de leurs moyens. Depuis le séisme, le secteur onusien de la santé regroupe à lui seul 420 organisations en Haïti.

Loin de fournir le soutien technique qui profiterait à de nombreuses ONG, ces secteurs semblent uniquement capables de relayer des informations de base et d'adopter quelques mesures concrètes au coeur d'une situation d'urgence évoluant rapidement. Le dysfonctionnement du système actuel m'est apparu d'autant plus saisissant lors d'une réunion du secteur de la santé avec le président haïtien, René Préval, qui avait pour objectif de donner une dernière impulsion à la réponse contre l'épidémie.

Décès inutiles

La coordination des organisations d'aide n'est pas sans servir les intérêts des bailleurs de fonds gouvernementaux qui cherchent à exercer leur influence politique ou à soigner leur image dans le but de s'attirer les faveurs de leurs sympathisants. En Haïti, cependant, le système donne une légitimité aux ONG qui disent posséder les compétences en matière de santé, d'assainissement ou autres pour une zone spécifique, mais qui ensuite, par manque de moyens ou de savoir-faire, sont incapables de mener à bien le travail nécessaire et par conséquent de satisfaire les besoins de la population. Alors que la coordination est la clé, elle ne devrait pas être une fin en soi. Pour que les besoins soient couverts, elle doit s'adapter à la réalité et se tourner vers l'action.

En Haïti, l'épidémie de choléra continuera de faire des victimes. Toutefois, on ne peut récuser que la communauté humanitaire dans son ensemble n'ait pas réussi à éviter des décès inutiles, dans une population déjà si tragiquement touchée par des catastrophes à répétition.

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Ce texte fut d'abord publié dans The Guardian.

 

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samedi 05 février à 14h11 par fleurdatlas dans Haiti | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile Brésil : disparition programmée des peuples indigènes



Il se passe de bien tristes choses au Brésil.

Les populations indiennes sont en voie d'élimination sans qu'on ne nous en dise rien ou si peu.

Pourquoi nous informer alors que ce sont nos entreprises, toujours enclines à s'enrichir et à n'importe quel prix, qui sont à l'origine de l'effacement pur et simple de toute une société humaine et si proche de valeurs après lesquelles nous courrons ?

Deux méga-barrages menacent d'ensevelir sous des tonnes d'eau des indiens isolés ? Qu'importe tant que l'argent, lui, coule à flot.

Produire des agrocarburants sur une terre volée aux indiens ? Qu'importe tant que l'argent, lui, fait que l'on roule sur l'or.

Nous avions mis en ligne, il y a peu de temps un documentaire sur les Kogis, les derniers indiens pré-colombiens, voués à disparaitre, avalés par la logique capitaliste et meurtrière de ceux qu'ils appellent si affectueusement "Les petits frères".
(Revoir le documentaire : klik !)

Ce soir, ces mauvaises nouvelles nous donnent une fois de plus la rage. Car nous pouvons descendre dans la rue pour des retraites, la vie est là et s'enfuit. Nous la laissons mourir, devant nos yeux, nous la laissons nous échapper.

Puisque nous nous trompons encore et toujours de cible.
Puisque nous peinons à ôter ces œillères qui réduisent nos visions à nos peurs irrationnelles.

Car c'est pour autre chose de bien plus précieux que nous devons nous lever, nous retrouver et nous embrasser.

C'est pour autre chose de bien plus précieux que nous devons activer nos cervelles éreintées, que nous devons maitriser le temps, que nous devons retrouver notre dignité.

Nous l'écrivons encore. L'enfant vient, tous les jours, offrir son âme vierge au chaos de ce monde.

Nous ne pouvons fuir et lui laisser en héritage un désert de rêves, des insomnies stériles, un espoir en lambeaux.

Prenons courage, tous et toutes, allons au-delà des mots et vivons cette chance qui nous est offerte de mettre du sens dans chacun de nos actes.

C'est ici et c'est maintenant.

Nous existons.

O.P.A

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Jirau, le barrage de GDF Suez qui menace des Indiens d'Amazonie

par Jenny Joussemet le 10 juin 2010

 

Un mois après la visite européenne du leader Kayapó Raoni, venu dénoncer les impacts du barrage de Belo Monte en Amazonie, un autre barrage, construit par GDF Suez, menace, lui, les dernières tribus d'Indiens isolés au Brésil.

La centrale hydroélectrique de Jirau, située sur le Rio Madeira à la frontière du Pérou et de la Bolivie, détruira, une fois achevée, une région à la biodiversité unique et pourrait entraîner la disparition de certaines des dernières tribus isolées au monde. Pour de nombreuses ONG, dont Survival International, ce projet constitue un véritable « désastre humain et écologique ». 

Lire la suite :
 
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Les Indiens d’Amazonie manifestent contre un méga-barrage

Mis en ligne lundi 23 août 2010 par jesusparis 

Dans une immense manifestation, des centaines d’Indiens venus de toute l’Amazonie brésilienne ont exprimé leur opposition aux grands projets d’infrastructure qui menacent leur survie, notamment le barrage très controversé de Belo Monte.

Plus de 500 Indiens de 27 tribus se sont rassemblés près du fleuve Xingu, en Amazonie, où le barrage de Belo Monte doit être construit, avec le message : ‘Défense du Xingu : Stop au Belo Monte’.

S’il est construit, le Belo Monte détruira la forêt et réduira les stocks de poissons dont les Indiens de la région dépendent pour leur survie. L’afflux d’immigrants que suscitera la construction du barrage provoquera des conflits et introduira des maladies mettant la vie des Indiens en danger. 

Lire la suite :
 
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Shell au coeur d’une controverse sur le vol de terres indigènes au Brésil

Mis en ligne jeudi 30 septembre 2010 par jesusparis

 

Les autorités brésiliennes ont écrit au géant énergétique Shell pour lui exprimer leur préoccupation au sujet des activités de son nouveau partenaire commercial brésilien qui produit des agrocarburants sur une terre volée aux Indiens.

 

Le mois dernier, Shell a signé un accord de 12 milliards de dollars avec le géant brésilien Cosan pour produire des agrocarburants à partir de canne à sucre. Mais une partie de cette canne à sucre de Cosan est cultivée sur une terre officiellement reconnue comme appartenant aux Indiens guarani.

 

Un procureur brésilien, qui détient le pouvoir constitutionnel de défendre les droits indigènes devant la Cour, a écrit à Shell pour l’avertir que son implication dans le joint-venture ‘compromettait l’engagement de la compagnie en faveur de la biodiversité et du développement durable’.

 

En 2008, Le film ‘La Terre des hommes rouges’ a porté la détresse des Guarani sur la scène internationale et l’un des acteurs, Ambrosio Vilhalva, fait partie de la communauté affectée par les activités de Cosan.

 

Evoquant les plantations de canne à sucre qui ont avalé la plupart des terres de son peuple, Ambrosio Vilhalva a déclaré : ‘Les plantations de canne à sucre anéantissent les Indiens. Nos terres deviennent de plus en plus petites. Les plantations sont en train de tuer les Indiens’.

Lire la suite :


http://www.hns-info.net/spip.php?article25803

jeudi 03 février à 06h23 par fleurdatlas dans Brésil | # | 2 commentaires

smiley : regular_smile Les ambiguïtés de la "révolution bolivarienne"

23.07.10 | 17h20  •  Mis à jour le 23.07.10 | 17h47

Le Venezuela est devenu le sanctuaire des guérillas colombiennes. Voilà le problème de fond derrière la crise diplomatique entre Caracas et Bogota. Aussi bien les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) que l'Armée de libération nationale (ELN, castriste) utilisent le territoire vénézuélien pour protéger leurs dirigeants, soigner leurs blessés, planquer leurs réserves, voire entraîner leurs combattants.

Toutes les frontières de la Colombie sont poreuses et difficiles à contrôler. Mais ses voisins montrent plus ou moins de fermeté pour éviter les infiltrations. Le Brésil dispose de satellites pour surveiller l'Amazonie et transmet ses informations à Bogota. Le ministre de la défense brésilien, Nelson Jobim, a déclaré que les guérilleros colombiens seraient reçus à la frontière "par des balles". L'Equateur a fait le ménage dans les zones frontalières après avoir subi, en 2008, l'attaque d'un camp des FARC situé du côté équatorien. Le numéro deux de la guérilla, Raul Reyes, avait été tué à cette occasion et ses fichiers informatiques ont alimenté les dénonciations de Bogota.

UNE VISION MESSIANIQUE

Au Venezuela, en revanche, les guérillas bénéficient toujours de complaisances et même de complicités. Les contacts au plus haut niveau entre Caracas et les FARC avaient d'ailleurs servi lors d'une médiation du président Hugo Chavez sur l'affaire des otages de la guérilla. En 2008, lors de la mort naturelle du fondateur des FARC, Manuel Marulanda, dit "Tirofijo", M. Chavez n'avait pas hésité à lui rendre hommage. Un monument en l'honneur du chef des FARC a été érigé à Caracas.

La justification idéologique des complaisances et complicités à l'égard des guérillas colombiennes est la "révolution bolivarienne" prônée par M. Chavez. Au-delà du Venezuela, ce lieutenant-colonel parachutiste est habité par une vision messianique, qui considère inévitable une intervention militaire des Etats-Unis et l'éclosion d'une guerre "asymétrique" en Amérique du Sud. Dans cette perspective, les guérillas colombiennes deviendront à terme des alliés stratégiques d'une "révolution" à l'échelle continentale.

lundi 26 juillet à 10h51 par Acrerune dans Venezuela | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile La justice vénézuélienne à la recherche d'un patron de chaîne désinvolte

 

LEMONDE.FR avec Reuters | 12.06.10 | 11h54


a justice vénézuélienne a émis, vendredi 11 juin, un mandat d'arrêt contre le président d'une chaîne de télévision d'opposition et les autorités ont fouillé son domicile, sans toutefois trouver le principal intéressé.

Le procureur général a annoncé que Guillermo Zuloaga était recherché pour "usure" après sa mise en examen en 2009 pour stockage illégal de vingt-quatre voitures Toyota neuves dans un but spéculatif. Mais pour M. Zuloaga, ces accusations répondent à une motivation politique. Selon le magistrat, l'opposant fait aussi l'objet d'une enquête pour fausses déclarations et offense au chef de l'Etat, Hugo Chavez.

Globovision est souvent décrite comme ayant un fonctionnement proche d'un parti politique d'opposition, qui critique Chavez sans mâcher ses mots et invite des dirigeants politiques pour leur donner plus de visibilité.

Cette télévision est la dernière des grandes chaînes du Venezuela à avoir pu maintenir sa ligne éditoriale. Une autre, RCTV, a été interdite d'émettre en 2007 après avoir soutenu la tentative de coup d'Etat de 2002 contre Chavez. D'autres chaînes ont adouci leur ligne édotoriale pour éviter des représailles.

samedi 12 juin à 13h36 par Acrerune dans Venezuela | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile Tempête Agatha: Le trou géant qui fait fantasmer le Web

20minutes 

Créé le 01.06.10 à 13h27 -- Mis à jour le 01.06.10 à 13h34
La tempête Agatha a ouvert un trou géant dans le sol de Guatemala
City, le 31 mai 2010.

La tempête Agatha a ouvert un trou géant dans le sol de Guatemala City, le 31 mai 2010. Luis Echeverria/AP/SIPA

GUATEMALA - Les fortes pluies ont provoqué un affaissement du sol en plein centre de la capitale...

De nombreux morts, des milliers de sans abris. La tempête Agatha a balayé le Guatemala. Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région, ont provoqué un affaissement en plein centre de la capitale Guatemala City. Le gouvernement a publié des images du trou monumental, profond de 60 mètres et large de 30.

«Les portes de l'enfer se sont ouvertes», peut-on lire sur Youtube. Ou bien encore «La fin du monde est proche», quand les utilisateurs ne spéculent pas sur un mystérieux «tunnel extraterrestre». La réalité est plus terre-à-terre.

Un immeuble de 3 étages englouti

Les trombes d'eau tombées auraient en fait endommagé le sous-sol calcaire de la zone, provoquant la formation d'une doline. Selon un témoin, cité par CNN, un immeuble d'une hauteur de 3 étages aurait même été englouti.

Ce n'est pas la première fois que Guatemala City subi ce type d'éventration sauvage. En février 2007, c'est un trou béant d'une centaine de mètres de profondeur qui avait perforé les entrailles de la capitale guatémaltèque.

 

La doline 2010 vue de près
Julien Ménielle
mardi 01 juin à 19h14 par Acrerune dans Guatemala | # | 1 commentaire

smiley : regular_smile La Bolivie peine à exploiter son précieux lithium toute seule

Par Richard Etienne | Infosud | 30/05/2010 | 14H10

Evo Morales brandit des échantillons de lithium lors del'inauguration d'une usine pilote (Gaston Brito/Reuters)

(D'Uyuni, Bolivie) Même de près, le salar d'Uyuni (mer de sel) apparaît comme une mer. Blanche. Irréelle. Inamovible. 12 500 kilomètres carrés de sel, jusqu'à 25 mètres de profondeur, des reflets bleus, des îles. Les touristes affluent.

Mais pour les Boliviens, la région rime surtout avec lithium : le désert abriterait la moitié des réserves mondiales -le gouvernement parle de 100 millions de tonnes or le prix du minerai ne cesse de grimper- et les journaux, locaux et internationaux, en parlent de plus en plus. Car le lithium, métal doté d'une grande densité énergétique, fait le bonheur des batteries les plus performantes, des ordinateurs, des téléphones ou des voitures électriques.

La Bolivie, sous l'égide du socialiste Evo Morales, marquée par des siècles de pillage, veut extraire toute seule. La future « Arabie saoudite des Amériques » entend aussi raffiner, construire, vendre, se transformer en Mecque de l'or gris. Comme dit le Président, « nous devons construire nos propres batteries, investir pour exploiter et rentabiliser le lithium au maximum ».

L'exploitation est prévue en 2014, mais l'Etat bolivien peine

Mais, seul, l'Etat peine, alors que l'exploitation industrielle est prévue pour 2014. Les pistes qui partent de la ville d'Uyuni sont en mauvais état ; dans la région, l'eau, le gaz, le savoir faire manquent. Sans compter les grèves qui pourraient ralentir encore plus les travaux. Aussi, le gouvernement cherche des partenaires acceptant leurs conditions, difficiles.

En attendant, l'université Autonoma Tomas Frias de Potosí, au sud, étudie de nouvelles techniques d'extraction. En octobre 2009, un congrès à réuni dans la capitale La Paz une soixante de scientifiques d'une dizaine de pays différents dans le même but : parfaire l'extraction, l'industrialisation et la commercialisation du lithium.

Ouverte en mars 2010, l'entreprise bolivienne chargée de l'exploitation du lithium propose une technique d'extraction « plus efficace et plus économique » que celle qui existe déjà.

Car près du village de Río Grande, aux abords du salar, une usine pilote sert depuis mai 2008 de test grandeur nature. Tout paraît planifié : « Cette usine fait partie d'une première phase qui se termine en juin 2010 », assure-t-on au siège de la Corporation minière de Bolivie, à La Paz. « Ensuite on entame les grandes constructions en vue d'une industrialisation plus importante. »

Morales veut aussi que le lithium soit transformé sur place

Quant aux produits dérivés, les choses sont plus floues. Morales, se disant contre toute exportation de lithium brut, incite les compagnies étrangères à venir s'installer au pays. Celles-ci refusent. La Bolivie doit donc se donner les moyens de faire sans et paraît réagir.

En tout cas dans les discours : Robert Carvajal, vice-ministre des Sciences et de la Technologie, estime que des usines produisant des batteries au lithium pourront être opérationnelles en Bolivie en 2018 et qu'elles créeront des emplois. Elles se situeront à Santa Cruz, poumon économique national, ou dans El Alto, banlieue de la capitale, deux centres urbains industrialisés et riches en main d'œuvre.

Le problème, c'est que le pays ne peut se permettre de traîner. D'autres gisements sont découverts, notamment au Mexique. En Argentine et au Chili, ils sont déjà exploités. Quant aux Coréens, ils assurent avoir mis au point une technique pour extraire le lithium de l'eau de mer.

En partenariat avec Tribune des droits humains

Photo : Evo Morales brandit des échantillons de lithium lors de l'inauguration d'une usine pilote (Gaston Brito/Reuters)

dimanche 30 mai à 22h42 par Acrerune dans Bolivie | # | 1 commentaire
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